Les cimaises de la galerie « Le Chevalet » à Casablanca abritent jusqu’au 15 avril courant les œuvres de l’Artiste Peintre Mohamed Assalmi (né en 1961 à la ville d’Errachidia, professeur d’arts plastique à Témara et présent sur la scène artistique depuis 1979).

Dans son mot de présentation, Karima Nafi , commissaire d’exposition, a écrit : «  Mohamed Salmi est une icône du mouvement la figuration académique non dénudée d’une certaine liberté, à son actif une kyrielle d’expositions individuelles et collectifs dans des galléries publiques et privés.

Durant plus d’une décennie, des images de la culture populaire de sa région natale, des réminiscences d’enfance, des lumières, des couleurs et des senteurs, des sensations ensevelis dans le subliminal de l’artiste l’inspirent pour les dépeindre, leur conférant un goût métaphysique révélant au public sa propre interprétation des scènes et des ambiances en des espaces picturaux pittoresques du Maroc profond, des mises en scène passionnées et passionnante, étalant une représentation narrative, des "arrêts sur image" composant aujourd’hui des attestations sur la vie authentique. Un inaltérable sceau sur le scène plastique marocaine. Depuis le début des année 2000, 12 années de prospection picturale durant lesquelles l’artiste a mis sa recherche et sa peinture au service de son hypersensibilité pour portraiturer en une collection pour le moins singulière, la ville de Casablanca. Il explore alors sa propre perception de l’espace casablancais, cherchant à développer autrement les protubérances de Pablo Picasso et de Juan Gris, appliquant audacieusement au paysage casablancais la frontalité de la perspective ainsi que la désintégration des plans, structurant l’espace et les scènes en une anamorphose où la chaleur, la lumière et le mouvement sont soutenus par des couleurs acidulés, formant des survenues flottantes en des scènes quasi irréelles.

Ces œuvres incontestablement cubistes troquent l'espace et le temps: Tout est action et ainsi, il ne subsiste plus de point de vue favorisé pour considérer le sujet. Des percussions de pinceau aux intonations flamboyantes, rattrapent gaiement le cours de discours pictural de l’artiste, sustentés de ses songes patients, en aucun moment en scission avec le cosmos et ses résonnances. Une célébration des espaces et des spectacles en des zooms incommensurables en écart avec la réalité. ».

Sur son expérience picturale , Mohamed Assalmi nous a confié : «  Le mouvement du cubisme constitue l’une des méthodes techniques qui se penche sur les relations plastiques pour repérer des formulations créatives, éloignant les valeurs artistiques du contrôle des visions émotionnelles de soi, les transformant en des relations plastiques soumises aux systèmes mental et esthétique.

Partant de là, j'ai essayé d'investir le cubisme dans mes œuvres de la ville de Casablanca comme sujet de mes peintures, en tant que procédé d’expression, d'exposer mes perceptions artistiques, et de révéler mes concepts visuels.

Ainsi, Dans la création, se brise la morphologie de l'image visuelle, pour en faire une forme artistique caractérisée par des espaces géométriques et des surfaces égales parfois consolidées, entrelacées, croisées et transparentes à d'autres moments, à travers lesquelles les lignes prennent différentes directions.

 J’adopte la méthode de fragmentation, de découpe et de distorsion, comme reflet du monde dynamique de la ville. Il s’agit d’une vision optique s’appuyant sur le démontage des formes en des composants partiels à reconstituer dans un style plus énergique, tout en gardant parfois le l’apparence tridimensionnelle. ». Et d’ajouter : «  C'est une composition qui préserve les éléments de l'espace artistique, en additionnant beaucoup d'ambiguïté et de confusion dans la construction technique et sa structure. Malgré cette conciliation aléatoire et cette distorsion, cette composition garde la logique de la source lumineuse, en s'appuyant sur la couleur comme l'un des éléments les plus puissants et les plus influents de la peinture.

Je respecte les dimensions et proportions des sujets, introduisant des frasques violentes, c'est une excentricité opiniâtre, étudiée et affranchie visant la majoration de l’expression d’une dose esthétique. Il s’agit de l'expression de la prise de contrôle de l'humain sur les sources de distorsion de l’espace, une expression de de la réalité fracturée. ».

Mohamed Amine
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