Jusqu'au 30 avril, le Musée des beaux arts de la métropole canadienne consacre une exposition à la mémoire de la jeune photographe franco-marocaine, qui a succombé à un attentat perpétré par le groupe Al Qaeda à Ouagadougou, au Burkina Faso.

En marge de la COP22 que le Royaume du Maroc a  l’honneur d’accueillir en novembre courant , la Fondation Caisse de Dépôt et de Gestion (Fondation CDG), le Ministère de la culture et le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) organisent une exposition intitulée «  Une photo pour ma planète ». Cette exposition sera présentée simultanément dans trois espaces : Rabat  ( Espace Expressions CDG Du 3 novembre au 16 décembre 2016),  Marrakech  ( Espace Zone verte, Bab Ighli du 7 au 18 novembre 2016) et  Dakhla ( Centre Culturel de Dakhla du 7 au 20 novembre 2016). Elle sera reproduite par la suite à travers une vingtaine de centres culturels du Ministère de la culture.

A cet effet, le CNDH, le Ministère de la culture et la Fondation CDG, institutions engagées en faveur de la culture, de la préservation de l’environnement et des actions liées aux changements climatiques et à leur impact sur notre planète,  ont organisé  un concours de photographies portant sur la thématique de l’exposition susmentionnée. Le Concours a été lancé le 20 juillet 2016. Un Règlement a été élaboré et un appel à candidatures a été diffusé, ouvrant la participation jusqu’au 25 septembre 2016 (documents téléchargeables sur les sites web des organisateurs). Les photographies éligibles au concours devaient porter sur les questions d’écologie, d’environnement, de lutte contre le dérèglement climatique, de pollution ou de toute action citoyenne de développement durable ou de préservation de l’environnement. Des prix, sous forme de primes financières, ont été arrêtés pour les trois gagnants de chaque catégorie. Au total, 40 candidatures pour la catégorie des artistes photographes et 28 autres pour la catégorie des photographes amateurs ont été déposées dans les délais et répondaient, dans leur majorité, aux termes du Règlement du concours. Le jury s’est réuni le 4 octobre 2016 en présence des représentants des institutions organisatrices. Les critères de composition, de thématique, d’esthétisme, d’émotion et d’originalité ont présidé à la sélection des trois gagnants de chaque catégorie ainsi qu’au choix des candidats dont les photographies allaient participer à l’exposition. Suite aux délibérations, le jury a désigné les lauréats suivants : Les organisateurs Catégorie : artistes photographes 1. Premier prix : 50.000 dhs pour Nour Eddine Tilsaghani 2. Deuxième prix : 25.000 dhs pour Said Rais 3. Troisième prix : 15.000 dhs pour Youssef Lahrichi Catégorie : photographes amateurs 1. Premier prix : 20.000 dhs pour Khalil Errajaoui 2. Deuxième prix : 10.000 dhs pour Loutfi Souidi 3. Troisième prix : 5.000 dhs pour Youness Mohamed Mouhtadi Nous remercions tous les artistes qui ont participé à ce concours. Et les artistes photographes exposants : Yoriyas Yassine Alaoui, Mustapha Azeroual, Aurèle Andrews, Hamza Benrachad, Abdelghani Bibt, Abderrahmane Doukkane, Muhcine Ennou, Houda Kabbaj, Fouad Maazouz, Gillaume Mollé, Houda Rahmani, Nadia Tilouh. Et les photographes amateurs exposants : Amira Azzouzi, Hicham El Banine, Khalid El Ouafi, Nadir Houboub, Hamza Kasmi.

Une photo, un message

«  Pour s’inscrire dans la dynamique nationale impulsée par l’accueil de la COP22, la Fondation CDG s’était mise à réfléchir à un projet dédié à cet événement planétaire, en capitalisant sur ce qu’elle sait faire et en puisant sur son cœur de métier. Et l’idée est venue de monter une exposition de photographies dont la thématique porterait sur les questions de l’environnement et du développement durable. L’envergure de l’événement étant de taille, nous nous sommes approchés de l’un de nos partenaires privilégiés, le CNDH. Son Président, M. Driss El Yazami, a rapidement été conquis et a proposé d’organiser en amont de l’exposition un concours ouvert aussi bien aux photographes professionnels qu’amateurs. Et nous ne pouvions pas lancer cette idée sans avoir à nos côtés le premier acteur culturel du Royaume. M. Mohamed Amine Sbihi, Ministre, de la Culture, également séduit par ce projet, a même demandé à ce que l’exposition voyage dans une vingtaine de centres culturels du Ministère. Et c’est ainsi qu’est née l’idée de ce concours-exposition «Une photo pour ma planète», qui allait par la suite être honoré du label COP22, signe de confiance et de reconnaissance du militantisme et du professionnalisme des organisateurs, institutions engagées en faveur de la culture, de la préservation de l’environnement et des actions liées aux changements climatiques et à leur impact. Un jury, présidé par M. Mahi Binebine, artiste et écrivain, a rassemblé Mmes Fatiha Zemmouri, artiste plasticienne, et Kenza Khellafi, représentant la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, ainsi que M. Jaâfar Akil, artiste photographe, Président de l’Association marocaine d’art photographique. Qu’ils en soient remerciés ici pour leur contribution volontariste et bénévole, pour leur implication et leur professionnalisme. Rendez-vous donc, cher public, au lancement de cette exposition pour partager ensemble de beaux moments d’art. », souligne Dina Naciri , directrice Générale - Fondation CDG.

L’urgence, le vent, la fleur

Quel tableau du monde et quelle acuité du regard ! Les photographies des artistes professionnels et amateurs rassemblés dans cette exposition témoignent en effet de l’état de fragilitè de notre terre, mais révèlent aussi une conscience alerte des issues possibles. La catastrophe menace, disent-ils, mais les alternatives sont à notre portée. Pauvre terre en effet car méprisée, souillée, tachée et entachée par ses habitants qui produisent et consomment plus que de nécessaire et sans retenue, du moins pour une partie d’entre eux : les plus nantis. Quant aux autres, la majorité de «nos frères humains», ils sont habités à la fois par l’aspiration légitime au développement et une vie digne, et l’illusion d’accéder, un jour, à ce modèle du Nord. Notre imaginaire au Sud est en effet strié d’images et de rêves : produire et surtout consommer comme «eux». Sans compter. Et tout concourt à asseoir définitivement cette quête : ne parle-t-on pas de «pays développés», «émergents», «en voie de développement» ? Deux éléments illustrent dans de nombreuses œuvres le constat que font les artistes : les rebuts de toutes sortes qui envahissent nature, humains et animaux, et ce plastique qui enserre à son tour tout ce qui vit, n’épargnant personne et étouffant progressivement tout souffle sur terre. On objectera probablement qu’une telle vision est apocalyptique et trop schématique. Un tableau sans nuances. La terre ne regorget-elle pas encore de sites magnifiques et de centaines de millions de personnes qui y vivent, heureuses, insouciantes et légères ? Et puis, comment peut-on mobiliser pour l’action si tout est déjà consommé et que les atteintes à la terre sont telles que la vie est irrémédiablement menacée ? Le discours de l’urgence climatique n’est-il pas si catastrophiste qu’il en devient démobilisateur ? Inaudible ? Mauvais procès car les images proposées ici ne constituent ni un article ni une étude scientifique, encore moins un tract ou un programme politique qu’il faut lire au premier degré. Le regard posé ici est celui des artistes qui disent, avec leur subjectivité, ce qu’est et ce que peut devenir le monde. Si nous ne nous réveillons pas à temps, si nous n’inventons pas, ensemble, toutes générations confondues - de nombreux enfants et jeunes figurent sur les photos primées -, si nous n’empruntons pas un autre chemin. Cette autre voie est possible, rappellent plusieurs photos avec une évocation réitérée du vent comme source de vie. Possible et fragile comme ces quelques fleurs qui, sur une photo, fraient leur chemin entre des pierres. Entêtées mais frêles. Comme nous autres. C’est ce que dit, autrement, avec son immense savoir et sa vigilance, Mireille Delmas-Marty dans un court et récent ouvrage : «A cette étape de la longue histoire de la Terre dite de l’«Anthropocène», où l’humanité devient une force tellurique capable d’influencer l’avenir de la planète, elle devrait être capable d’influencer son propre avenir… Ainsi en va-t-il de la navigation sur l’océan de la mondialisation, menacée tantôt de paralysie, tantôt de naufrage. Pour quitter la zone à risque, il faut de nouveaux instruments, tels que des objectifs communs et des principes régulateurs. Il restera à responsabiliser, en fait et en droit, tous les membres de l’équipage. Sauf catastrophe cosmique, c’est sans doute au croisement entre vouloirs, savoirs et pouvoirs que se jouera désormais l’avenir de la planète.»1 Merci aux artistes de cette exposition de nous le rappeler. », écrit conjointement Mohamed Amine Sbihi  (ministre de la Culture) et Driss El Yazami  (président du Conseil national des droits de l’Homme).

Ne tue pas l’oiseau

« L’ancien vice-président américain Al Gore, champion de la lutte contre le changement climatique, aime beaucoup raconter cette parabole : «C’est l’histoire d’un jeune garçon et d’un vieil homme qui est réputé trouver toutes les réponses aux questions qui lui sont posées. Le jeune garçon veut piéger le vieil homme. Il capture un petit oiseau, l’enferme dans ses mains et demande au vieil homme si l’oiseau est mort ou vivant. S’il répond que l’oiseau est vivant, le jeune enfant serre les doigts et le tue. S’il répond que l’oiseau est mort, il ouvre les mains et le libère. Le vieil homme réfléchit un instant et répond : La réponse est entre tes mains». Elle est entre les mains de chacun de nous. Les artistes, amateurs ou professionnels, qui ont été nombreux à participer à ce concours nous le prouvent. Leur talent, leur engagement, leur sensibilité nous conjurent de mieux regarder autour de nous, de protéger ce qui peut encore l’être dans un monde devenu fou. Ils nous disent, voyez cette montagne de ferraille, qu’allez-vous en faire ? Et cette mouette fouisseuse, toute amaigrie sur un amas d’ordure, vous en pensez quoi ? Et ces sacs en plastique que le vent emporte, où vont-ils ? Ils nous disent à travers ces images d’une grande qualité tant de choses sur la fragilité des plantes, sur l’eau qui se raréfie, sur un ciel qu’on ne voit plus parce que l’air qu’on respire est devenu sale. Ils nous disent avec les mots du vieil homme : «La réponse est entre tes mains», note Mahi Binebine , président du jury.

A.C

Des compositions photographiques on ne peut plus surprenantes qui interpellent l’esprit et l’invitent à se poser des questions sur ce qui l’entoure. Parce que le travail d'Achraf Baznani n’est pas le fruit du pur hasard, mais le résultat de moult réflexions, et qu'il est destiné à faire passer les messages et les idées qui lui passent par la tête. Ce photographe

L’exposition collective « Photographie et territoire », organisée dernièremen, dans le cadre des « Rencontres Photographiques de Rabat », réunit des travaux ayant pour préoccupation commune l’envie d’interroger la figure du territoire, ses identités, ses mutations et ses métamorphoses.

Initiée par l'Association Marocaine d'Art Photographique (AMAP), la présente exposition, qui a lieu dans la galerie Bab Rouah et la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, désire de participer au processus de structuration d’un champ de la culture nationale qui, malgré la belle ténacité d’une micro-communauté d’artistes passionnés, continue d’être le lieu d’une pratique "mineure et minorisée". 

Né en 1968 à Marrakech, Hicham Benohoud, plasticien-photographe a été professeur d’arts plastiques à Marrakech de 1989 à 2002.En 1998, l’Institut français de Marrakech lui consacre sa première exposition personnelle avec 4455petites images sur un mur. Il est lauréat du prix Visa pour la création décerné par «Cultures France». Il est représenté, à Paris, par la Galerie Vu depuis

ESPACES INSTITUTIONNELS


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MUSÉE MOHAMMED VI D'ART MODERNE ET CONTEMPORAIN

BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU ROYAUME DU MAROC

 

INSTITUT SUPÉRIEUR D'ART DRAMATIQUE ET D'ANIMATION CULTURELLE

Institut National des Sciences de l’Archéologie et du Patrimoine


Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle - I.S.A.D.A.C -



Institut National des Beaux-Arts de Tétouan 

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