Fidèle à sa mission culturelle noble , l’Association « Création de l’art plastique à Laâyoune »   a organisé dernièrement  la  seconde  édition  du Salon d’Art Contemporain  à Laâyoune sous le signe   «  mosaïque africaine selon une vision artistique sahraouie  »  et ce  avec le soutien du ministère de la culture et en partenariat avec la Direction Régionale du Ministère de la Culture Laâyoune .   Cette nouvelle édition a été marquée  par  la participation de  plusieurs  artistes plasticiens marocains.   Elle est exclusivement   dédiée à la mémoire de   feu  l’artiste créateur et pédagogue   Mustapha Lotfi.

Cette manifestation artistique  a été rehaussée  lors de son ouverture  conviviale   par la présence effective   d’un parterre distingué d’éminentes personnalités dont , entre autres,  des  responsables territoriaux concernés, des  critiques d’art et des professeurs chercheurs , et ce sur fond de satisfaction des organisateurs et des partenaires des résultats affichés et de leur engagement de rééditer cet événement  national   et de le développer  davantage pour lui assurer  sa durabilité et son rayonnement .

 La cérémonie d’ouverture   de cette manifestation   s’est déroulée au siège de la Direction de la Culture  avec la participation  de plusieurs artistes  et  créateurs   marocains  participants ( El Farissi Laila, Abdellatif Abdi, Omaima Annouar, Boussehab Ahl Ali, AminaChichi, FatimaHejaoui, OussamaHakera, Fatima  Aijou  (  présidente de l’Association organisatrice) , Noueha Bennani, Ilias Hakera, Jamila Aloumari, Faicel Ouadeanan, Leila Sakhr, Rachid Mniai, Sabira Jadoudi,   ainsi que   des  invités  d’honneur, qui ont exprimé leur satisfaction de la qualité des activités proposées  et de l’ambiance  qui y régnait. Ils se sont félicités de l’engouement  du public pour cette  manifestation  artistique  éclairée, soulignant l’importance  d’étayer  cette rencontre   et de l’ériger en une tradition annuelle  pour encourager l’ancrage de  la culture  plastique au sein de  la  société  et enrichir la dynamique que connaît le paysage culturel au Maroc.

 C’est ainsi que le programme culturel a été ponctué par les acte suivants : exposition collective, visite commentée au profit des enfants, atelier d’initiation, hommage rendu à  feu Mustapha Lotfi et exposition des œuvres plastiques, signature des livres d’art. Le programme a été également animé par  un colloque scientifique   sur le thème « livre des arts plastiques entre l’impression et la critique » modérée par l’artiste et critique d’art Brahim  El Haissan avec la participation de Dr. Abdellah Cheikh ( critique d’art) et Chafik Zougari ( artiste et critique d’art).  

 Lors de sa présentation synthétique  relatant le parcours de la publication artistique au Maroc , Brahim  El Haissan a cité comme référence un corpus représentatif des  monographies  conçues et réalisées par  des figures  majeures de l’écriture artistique  d’ici et d’ailleurs, en donnant l’exemple illustre de la monographie  immortalisant le  nom légendaire de Chaïbia ( 1929-2004) portant  ce titre révélateur à plusieurs titres : « Chaïbia : mythe vivant » : ce nom  monumental   qui  demeure une mémoire collective vivante et un précieux patrimoine immatériel. Un parcours autobiographique impressionnant  raconté par    son fils l’artiste  de renom Hossein Tallal qui assuré sa consistante livresque   digne d’un véritable musée  montrant pour la première fois aux  passionnés d’art   quelques facettes représentatives  de la vie artistique de Chaïbia à l’échelle mondiale :  Affiches historiques  , écrits de référence, éditions d’art rares, rencontres  médiatiques  à l’étranger  comme lors de  l’émission « le cercle de minuit » présentée par Michel Field  sur TV France 2 en 1992.  Une monographie  soutenue  par le Ministère de la culture au titre de l’année 2015  qui  retrace par le texte et l’image    la vie artistique de  celle qui, légende vivante de l’art  universel,  a fait vibrer le cœur des marocains et celui des amoureux de l’art dans le monde entier.

Dans un esprit historique  muséal ( archives historiques de Monsieur Hossein Tallal et de Madame Rabia Aroussi de la galerie Alif-Ba) ,  cette monographie  en arabe  signé par Dr. Abdellah Cheikh,   donne  également à voir de nombreux  témoignages de Hossein Tallal, articles consistants  d’intellectuels et de personnalités de la culture  de renommée internationale (  le poète espagnol célèbre José Maria Alfanso Sanchez, Corneille figure majeure du COBRA , le grand poète  français André Laude,  le grand critique d’art Georges Boudaille ( commissaire de la Biennale Internationale des Arts à Paris en 1978 et vice-président de l’Association Internationale des critiques d’art) , Osire Glasier( History Department, New York ), l’écrivain libanais de renom Tallal Haidar et bien d(autresencore.)

Félicitons-nous que le Maroc honore ses artistes et souhaitons qu’il y en ait beaucoup de la qualité de Chaïbia

Composée de documents d’appui portés sur le  parcours  de cette grande plasticienne, son authenticité et ses caractéristiques esthétiques et patrimoniales,  la monographie  est une occasion de découvrir ou redécouvrir la palette riche, la touche expressionniste  et la portée tout à fait poétique de Chaïbia . Un livre dédié  à  sa mémoire tatouée. Un hommage à la mémoire de l'art au Maroc et du monde entier : «  Quand la couleur jaillit spontanément du cœur, le trait ne doit pas la trahir : il doit sauvegarder l’émotion jusque dans  le contour et sa maladresse tremblée devient une qualité. L’hésitation qui tend à signifier ne nuit pas à la force et les formes et les couleurs ne font plus qu’un. Elles se confondent dans une synthèse intime, à l’image de l’harmonie qui règne dans le cœur du peintre. Félicitons-nous que le Maroc honore ses artistes et souhaitons qu’il y en ait beaucoup de la qualité de Chaïbia », a écrit Georges Boudaille   en tant que critique d’art  et  commissaire  lors de  la participation de  Chaïbia  à  la Biennale Internationale des Arts à Paris (février 1978) .

Source de fierté du Royaume et symbole d’une expression picturale éternellement  authentique, Chaïbia est une école de peinture en soi. Sans conteste, elle demeure parmi les artiste-peintres les plus célèbres de tous les temps au Maroc. Aujourd’hui, l’on parle encore de sa peinture, de cette école et ses rudiments, de son univers et ses composantes. Telle est l’histoire de la grande plasticienne Chaïbia . Impossible de parler de l’histoire de la peinture au Maroc sans citer son nom.

A titre de consécration et de reconnaissance à l’échelle mondiale,   Chaïbia été sélectionnée par La Direction des Editeurs de l’American Biographical Institute   fondée  en en 1967   ,  tout en remportant  le prix de distinction pour Action de Chef  de File ( Distinguished Leadership Award)  au titre  de la première édition du   Répertoire International des Chefs de File, et  ce  pour  sa  grande contribution aux arts : « c’est une tâche difficile que de sélectionner un nombre limité de personnes ayant un rôle éminent parmi la population du monde entier. La Direction des Editeurs de l’American Biographical Institute  a choisi pour cette première édition commémorative  de l’International  Directory of Distinguiched Leadership, le groupe qui à son avis est le plus méritoire parmi les femmes et les hommes les plus connus. Plus que six mille noms figurent dans cette première édition. Des exemplaires de cette première édition commémorative, qui seront  distribués dans le monde entier, seront utilisés par les bibliothécaires, les historiens, les biographes et les lecteurs en général comme source faisant foi  sur les chefs de file de notre temps. Beaucoup de noms  cités dans ce volume n’ont pas  encore été cités  dans les who’s  who d’autres éditeurs. Puissent les succès qu’on trouve dans ces pages inciter d’autres à lutter dans un but supérieur pour construire des communautés et des nations où il fasse bon vivre. », affirme  la dite Direction.

Dans le cadre de cette première édition,  le nom de Chaïbia  figure parmi les grands ténors de l’art mondial  en l’occurrence  Victor Vasarely ( 1906-1997)  reconnu comme étant le père de l' "Op art" _art optique_ qui a développé  son propre modèle d'art abstrait géométrique, travaillant dans divers matériau_, mais employant un nombre minimal de formes et de couleurs.  Ce n’est pas un hasard, donc, que Chaïbia est nommée députée au Parlement Mondial de la Sûreté et de la Paix avec un passeport diplomatique délivré par le conseil mondial de la paix et de la sécurité. En 2012,   elle figure dans « Encyclopedia of the Mideast and North Africa » (volume 4) par Indiana University Press et  dans Oxford University Press (New York): « Dictionary of African Biography » par Osire Glasier( History Department). Cette consécration distinctive  a été  marquée aussi  par l’obtention avec mérite  « the Cultural Doctorate in Fine Arts » (World University Press).  Elle a été le sujet de prédilection des  articles et  des  couvertures des magazines les plus prestigieux : L’œil, Connaissance des arts, Artension, L’officiel, Elle, etc. Dans les ventes aux enchères internationales, Chaïbia se retrouve systématiquement dans les mêmes lots que Picasso, Braque, Miro, Appel, Dubuffet et autre Tinguely. Seule représentante féminine de l’art pictural du XXème siècle à la côtoyer dans les catalogues : Sonia Delaunay (1885-1979). 

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