Lauréat de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts de Casablanca, l’artiste plasticien  Khalid Bayi   Khalid ( né en 1974    à Safi)   assure le prolongement qualitatif de la peinture  gestuelle  par la pratique de la sculpture  sur divers matériaux  pour revisiter la mémoire symbolique de la lettre-trace. Il  maîtrise la poétique  de la lettre  jusqu'à délivrance, jusqu'à en faire jaillir des

compositions insolites et des architectures  souples et rythmées. Sa sculpture monumentale est vouée   à plusieurs possibilités d'expression par écart et détournement. Ainsi, khalid  opte pour le travail sur bronze, sa matière de prédilection. Il l'assouplit et  l'affine  jusqu'au fragment et indice, au terme d'un processus  de créativité qui  s'inspire de « la mémoire tatouée », sa puissance fantastique, sa charge  conceptuelle et sa mise en forme.  Il s’agit d’un  territoire  animé par le rêve et le mystère. Au-delà de l'œil, la lettre. 

Artiste-chercheur et attaché à la dimension  alchimique de la matière,  Khalid explore l’espace indéterminé entre peinture et sculpture. Il affronte  tous les supports avec une énergie et une hypersensibilité à l’instar des artistes émérites.  L’enjeu est de  valoriser d’avantages les  structures rythmiques  et les traces archétypales de  la lettre pour  scruter  les univers    d'imagerie et de rêverie.

En effet, l'obsession  de la lettre  symbolique et  tridimensionnelle apparaît comme nouvel  alphabet  visuel selon la perception esthétique de  l’artiste. Alphabet  détourné qui fonctionne comme une  nouvelle conception de l'être par rapport à l’immensité de   l’univers voué à  une sorte de plénitude mystique voire spirituelle … Du point de cet univers labyrinthique,   l'infini invite à l'imagination et au recueillement : Une cartographie riche en matière de plasticité au sens  propre du terme.

Les sculptures gigantesques  exposées  à la Villa des Arts de Rabat  (Univers, Noun, Majesté et Splendeur …)  se veulent des signes-symboles et des graphismes  ésotériques dont les textures  reposent  sur l'ambivalence du profane et du sacré  connotant l’élévation et la transcendance. Certes, cette démarche sculpturale renvoie  au  monde  invisible du dedans et à la nécessité intérieure.

Sculpteur novateur, Bayi  interprète avec spontanéité  la rhétorique de la lettre, mais aussi, et très souvent, avec adresse et doigté. Il met en relief le pouvoir  énigmatique et fascinant de la sculpturalité. Sur le fond de l'œil du peintre et du sculpteur, cet artiste polyvalent   exploite si bien  l’essence de  la pictographie arabe. Il explore de nouvelles techniques de travail sculptural, en surpassant   les procédés classiques et conventionnels de la calligraphie pour s'orienter vers un traitement gestuel, la lettre personnalisée.

 

Il est à  souligner  que l’artiste plasticien Khalid Bayi (  vit et travaille à Casablanca) a  exposé  récemment  ses œuvres  récentes à l'Université  Mondiapolis (  Nuacer/Casablanca)   ainsi  qu’à Sharjah à l'occasion de la  5ème  édition  de la Biennale  Internationale de la Calligraphie Arabe Charika(  Emirats Arabes Unis ).

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